~ QUELQUES PARCELLES DE PALÉOLITHIQUE ~

Le Solutréen : une culture de chasseurs paléolithiques du dernier maximum glaciaire, il y a 20 000 ans.


    4.1.1. LES OBJETS NATURELS UTILISÉS EN PARURE.

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    4.1.1. LES OBJETS NATURELS UTILISÉS EN PARURE.

    Message par Danelle le Ven 9 Oct - 7:53

    LES OBJETS NATURELS UTILISÉS EN PARURE.








    ► Les dents animales :

    → le choix des dents utilisées en parure,

    → transformation des dents en objets de parure.

    ► Les coquillages :

    → l'origine des coquillages utilisés en parure,

    → le choix des coquillages utilisés en parure,

    → le façonnage des coquillages pour la parure.


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    Dernière édition par Danelle le Sam 10 Oct - 11:09, édité 1 fois
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    Re: 4.1.1. LES OBJETS NATURELS UTILISÉS EN PARURE.

    Message par Danelle le Ven 9 Oct - 8:16

    LES DENTS ANIMALES.



    Sur les gisements paléolithiques, les archéologues ont découvert un certain nombre de dents aménagées, par perçage ou par rainurage, pour la suspension.



    Y. Taborin souligne que "l'utilisation de dents animales pour confectionner des colliers, des bracelets, ou pour monter de véritables mosaïques avec d'autres éléments de parure est universelle" (Taborin, Langage sans parole, la parure aux temps préhistoriques, 2004).



    ► Le choix des dents utilisées en parure.

    ► Transformation des dents en objets de parure.






    Précisons que Taborin (2004) note que, au Solutréen, "les dents animales destinées à la parure ont une distribution sporadique", et on peut remarquer parallèlement un appauvrissement général, par rapport à la période précédente du Périgordien-Gravettien, en nombre d'espèces choisies.

    ► Le choix des dents utilisées en parure.



    Pour A. Leroi-Gourhan (1988), ces dents percées étaient sans doute choisies pour leur signification symbolique car elles "ne correspondent pas à l'inventaire statistique de la faune consommée".

    En effet, "le choix n'a pas de rapport avec la chasse nécessaire à la survie, donc avec des critères d'abondance et de facilité. [...] Comme pour l'art pariétal, l'iconographie ne reflète pas la vie quotidienne, laquelle s'efface devant l'objectif impérieux d'exprimer des idées" (Taborin, 2004).
    Parmi les dents utilisées pour la parure paléolithique, trois se distinguent des autres par leur nombre. Il s'agit d'une part des incisives de bovinés (bisons, aurochs, mammouths), d'autre part des canines de renard, et enfin des canines résiduelles de cerf (appelées croches ou craches).
     


    • Les incisives de bovinés.



    D'après Taborin, ce sont ces dents que l'on retrouve en plus grand nombre dans les parures faites de dents animales. Ces espèces (bisons et mammouths) sont pourtant peu représentées parmi les espèces chassées.
    Pour Y. Taborin, si les raisons de cette préférence peuvent être multiples, des raisons techniques peuvent intervenir : "ces longues dents, puissantes et solides, supportent des façonnages variés, parfois plusieurs perforations, et sont ornées de nombreuses incisons rythmées sur leurs arrêtes" (Taborin, 2004).
    Une incisive de bovidé dont la racine a été usée sur les deux côtés pour faciliter la perforation a été découverte au Placard. D'autre part, cette dent est particulièrement intéressante du fait de la présence d'un premier trou brisé (Chauvet, 1910) :



     
    • Les canines de renard.



    Au Solutréen, deux espèces de renards cohabitent : Vulpes vulpes, le renard roux, et Vulpes lagopus, le renard arctique.

    Bien que les ossements de renards soient extrêmement rares dans les gisements paléolithiques (les os de renard sont menus et fragiles ; d'autre part, les renards ont peu de valeur nutritive, mais une superbe fourrure), les canines de renards sont très représentées dans les parures.
    Dent de renard perforée sur l'extrémité de la racine,
    Grotte du Placard.
    in Taborin (2004).




    • Les croches de cerfs.



    "Les croches occupent une place à part parmi les catégories de dents choisies pour la parure humaine. Malgré la quasi-absence de cerfs [au Solutréen], leurs croches sont très recherchés" (Taborin, 2004).

    Leur aspect est très particulier : leur forme est arrondie, mais leur profil en lame.

     






    • Autres dents.


    On trouve aussi beaucoup de grandes incisives et quelques canines de chevaux, ainsi que des incisives de rennes.
    On peut noter aussi la présence rare de dents de loups, ou encore d'ours.



    Une dent de renne percée à la racine a été retrouvée sur le gisement solutréen de l'abri André Ragout (Balout, 1958).

     
    OBJETS DE PARURE, Roc-de-Sers.
    Dents animales : 1 à 4, canines de loups ; 5, canine de renard.
    Pendeloques : 6 à 8.
    in S. Tymula, L'art solutréen du Roc-de-Sers, 2002,
    Editions de la Maison des Sciences de l'Homme.




    ► Transformation des dents en objets de parure.



    • Les techniques de percement.


    "De façon générale, le percement [des dents] est délicat à pratiquer et les racines cassées en cours de préparation sont nombreuses. Cela dépend de plusieurs facteurs : l'épaisseur qu'il faut traverser pour percer la racine, la présence du canal médullaire qui peut s'ouvrir et fendre la dent, la largeur souvent très réduite de la racine au niveau choisi pour la perforation, la fragilité de la racine des petites dents, et enfin, la forme de la racine qui permet ou rend impossible d'exercer une pression suffisante pour percer" (Taborin, 2004).
     
     
     
    Le percement de la dent pour permettre sa suspension
    pouvait être réalisé selon plusieurs techniques

    décrites par H. Barge-Mathieu et Y. Taborin (1991) :

    → grattage et incision avec détachement d'esquilles ;

    → succession d'incisions se recoupant en étoile ou se superposant en rainure ;

    → encoche uni ou bilatérale ;

    → gorge poussée jusqu'à obtention d'un trou ;

    → forage par percussion lancée ou posée ;

    → par action d'une pointe posée semi-tournante.

    Bien sûr, la combinaison de plusieurs de ces techniques était aussi possible.






    "L'impression générale qui ressort des études sur les techniques de percement des dents est que l'artisan n'a pas accordé le même soin à toutes les dents, sans que l'on puisse y voir une relation avec l'espèce (sauf en ce qui concerne les croches de cerf), ni avec la forme de la dent, ni avec le degré de difficulté. Ces différences reflètent d'autres objectifs plus puissants comme la charge symbolique, l'insertion dans un montage et le respect de la tradition, au moins pour les dents ornées et les croches" (Taborin, 2004).



    • Les traces d'usure.



    Certaines dents présentent des traces d'usure par traction latérale, ce qui permet de penser à "de nombreuses parures cousues" (Taborin, 2004).

    "Néanmoins, de nombreuses dents perforées au sommet de la racine sont cassées [et paraissent donc] avoir été suspendues en collier ou en pendant" (ibid.).





    • Les dents ornées.


    Les dents percées ont servi de support pour des "incisions parallèles, multiples, rythmées, gravées sur une arrête, rarement sur les deux arêtes latérales" (Taborin, 2004).

    Parmi les incisives de bisons et d'aurochs retrouvées dans le niveau solutréen supérieur de la grotte du Placard, on trouve un dent couverte d'incisions organisées de façon différente sur chacune des faces, ce qui a "créé un décor de traits particulier sur chacun des quatre côtés de le dent. [...] Cette réalisation prouve une maîtrise de l'outil digne d'un orfèvre et une volonté de diversifier la vision des incisives selon l'angle de vue. Elle est polie par un long usage" (ibid.).



    Dents ornées de crans latéraux, grotte de Placard, niveaux solutréens,
    dessins et cliché : Y. Le Guillou,
    Préhistoire entre Vienne et Charente, 2010.



    .


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    Re: 4.1.1. LES OBJETS NATURELS UTILISÉS EN PARURE.

    Message par Danelle le Sam 10 Oct - 7:42

    LES COQUILLAGES.




    « La nature généreuse a mis sous les pas de l'homme de véritables petits bijoux : les coquillages. »

    Y. Taborin, Langage sans parole, 2004.




    ► L'origine des coquillages utilisés en parure,

    ► Le choix des coquillages utilisés en parure,

    ► Le façonnage des coquillages pour la parure.




    "Grâce aux quelques sépultures retrouvées, on peut constater que les coquillages ont d'abord été portés durant la vie, leur état d'usure le prouve largement : il ne s'agit que très rarement d'une parure funéraire" (ibid.).


     

    L'origine des coquillages utilisés en parure.





    Les solutréens disposaient de deux grandes sources de coquillages :

    → d'une part, les fossiles extraits de gisements accessibles : le nombre d'espèces disponibles ainsi est très important car "la France a été soumise au cours des temps géologiques à de nombreuses transgressions marines plus ou moins envahissantes" (Taborin, 1993) ;  
         
    → d'autre part, les formes vivantes au Solutréen et provenant des côtes (océaniques ou méditerranéennes).






    • Il faut noter que des coquillages sont retrouvés sur les sites d'habitation solutréens charentais alors que leur provenance est éloignée géographiquement.

    Pour Y. Taborin, "le coquillage, quand il est d'origine lointaine, est un document essentiel pour connaître le dynamisme social, ce nécessaire réseau de relations, de fraternités, de contacts entre groupes. Il ouvre l'espace connu des tribus qui paraissaient ancrées dans leur territoire familier.  [...] La parure est portée par les gens et elle arrive avec eux, sur leur corps, dans les groupes qu'ils visitent. La parure est le reflet des mouvements internes de la société et de ses échanges" (Taborin, 2004).  
    Ainsi, certains Gastéropodes (Semicassis saburon) retrouvés par A. de Maret dans la grotte du Placard ont une origine exclusivement et indiscutablement méditerranéenne. Le Placard est d'ailleurs l'un des gisements solutréens le plus éloigné de la Méditerranée où l'on a retrouvé des coquillages méditerranéens.



    Néanmoins, les coquillages solutréens "proviennent massivement du rivage atlantique. Il s'y ajoute des espèces du Miocène d'Aquitaine. L'apport méditerranéen est rare" (Taborin, 2004.)


    Y. Taborin pense "que l'apport des coquillages traduit le dynamisme d'une vie sociale animée par des liens de solidarité et par des échanges de personnes. Les coquillages d'origine lointaine n'ont pas été recherchés par des expéditions organisées dont c'eut été le but exclusif, mais plutôt acheminés involontairement par ceux qui en été parés et qui se déplaçaient pour d'autres raisons" (2004).





    Le choix des coquillages utilisés en parure.



    Les espèces disponibles au Solutréen, de forme, de dimensions et de couleurs variables, étaient nombreuses et variées. Or, malgré l'abondance des coquillages, les choix pour la parure sont peu variés.

    Les critères de choix.


    Le choix des coquillages utilisés en parure est restrictif. Ce choix ne suit pas les caractéristiques utilisées dans les classifications de Linné ou de Lamarck, ou dans les classifications actuelles (basées sur des critères anatomiques pas toujours immédiatement perceptibles).
    Au Solutréen, "les gens qui ramassaient les coquillages n'étaient pas guidés par la connaissance précise des caractéristiques anatomiques, et la longue liste des diverses espèces et sous-espèces retrouvées dans les habitations paléolithiques n'est que le résultat de nos connaissances raffinées de la classification des mollusques. Ces connaissances nous sont indispensables pour pouvoir déterminer les lieux d'origine de la collecte mais elles n'interviennent pas dans l'appréciation des choix de l'homme du Paléolithique" (Taborin, 2004).
         
         
       
    Les hommes paléolithiques semblaient guidés par quatre caractéristiques qui seraient à la base de leurs choix :

    - la forme générale,

    - la dimension,

    - la couleur,

    - la forme de l'ouverture naturelle.



    "Le grand nombre de coquillages retrouvés dans les habitations et les sépultures prouvent une recherche de coquillages dont les formes s'opposent : des ronds et des longs, ou bien des petits et des plus grands allongés" (Taborin, 2004).



    → La forme générale.

    Les formes des coquillages préférés lors des collectes pour les parures au cours du paléolithique (Taborin, 2004) :

    - Les formes les plus recherchées sont les "formes rondes, en boule, sorte de grosse perle irrégulière, et hémisphérique".

    - La "forme demi-sphérique, dissymétrique, avec un côté bombé qui s'oppose à un côté plat est aussi constamment recherchée".

    - La "forme très particulière du dentale, longue, étroite, lisse, aisée à enfiler ou à coudre, est présente dès le début et de plus en plus recherchée".

    - Les formes plus larges et longues, le plus souvent pointues" sont aussi souvent présentes.



    → La dimension.

    Tous ramassages confondus, les dimensions favorites sont de (ibid.) :

    - 1 cm x 1 cm pour les coquillages en forme de boule ;

    - 1 cm x 2 cm pour les formes minces et pointues.

    - Les dentales, dont la longueur varie de 3 à 5 cm sont systématiquement raccourcis de 0,5 à 2-3 cm de longueur.



    → La couleur.


    Les couleurs restent "dans la gamme des verts, des orange-gris, des bruns sombres".



    → La forme de l'ouverture.

    Le choix semble se porter de préférence sur des ouvertures très large, ou présentant un rebord épaissi.
    Ceci pourrait, pour Taborin, être "motivé par une certaine facilité d’exécution de la perforation perforation [...] et par la solidité du labre".






    Les coquillages recherchés par les solutréens charentais.



    Les coquillages retrouvés sur les sites charentais sont souvent très nombreux, malheureusement une infime portion seulement est d'origine stratigraphique certaine. La majorité des coquillages façonnés trouvés sur les sites charentais ayant été habités par des solutréens ne sont pas précisément attribués au Solutréen ou au Magdalénien ancien.

    Néanmoins, il semble qu'au Solutréen, en Charente, les espèces les plus recherchées sont :

    les Dentalium : les dentales sont des mollusques à coquille univalve et en forme de cornet, vivant enfoncé dans la vase ou le sable des bords de mer. La forme des Dentales (longs, étroits, lisses) les rend aisé à enfiler ou à coudre.
     
    les Lamellibranches ou bivalves : la coquille de ces mollusques est constituée de deux parties distinctes et attachées, pouvant s'ouvrir et se refermer. Leur forme, plus ou moins large, peut être difficile à introduire dans un montage de coquillage et de perles. Néanmoins, ils peuvent aussi faire office de récipient. Taborin y voit "un des éléments de parure indirecte : l'objet outil-parure enrichi d'une valeur qui n'est pas symbolique mais appartient au domaine du bien vivre" (2004).
       
    les Cypraea (genre existant depuis le Miocène) : la famille des Cypraeidae est l'une des plus vastes familles de coquillages ; c'est la famille des fameuses "porcelaines". Il en existe plus de 200 familles distinctes, et des milliers de sous-espèces et variétés.
     
       
    a contrario, le nombre des Gastéropodes est en baisse très sensible par rapport aux sites datés des cultures précédentes. Les gastéropodes forment le plus grand groupe animal après les insectes avec environ 40 000 espèces vivantes. Leur coquille est univalve, le plus souvent en spirale.
     
     







    Dans le tableau suivant ne figurent que les coquillages datés avec certitude du Solutréen, et de ce fait, cet inventaire est obligatoirement partiel.








    Le façonnage des coquillages pour la parure.



    Influence des formes sur le façonnage.


    Les formes des coquillages sont extrêmement variées, ce qui devait avoir une influence sur le façonnage. Pour Y. Taborin (1993), ces contraintes peuvent être regroupées en deux classes principales :

    → Tout d'abord, l'épaisseur du test et sa dureté avaient un impact important sur le percement des trous.
    En effet, de nombreuses techniques pouvaient être employées : "l'orifice peut être pratiqué par percussion ou grattage, par abrasion limitée, par un mouvement semi-rotatif, ou par combinaison de plusieurs techniques" (ibid.). Ces techniques devaient être adaptées à la dureté du coquillage percé.
    En fonction de l'épaisseur de la coquille, l'emplacement du trou pouvait être modifié, ce qui bien sûr modifiait la position du coquillage une fois suspendu.
       
    → D'autre part, selon la taille des coquillage, les trous pratiqués pouvaient être plus ou moins grands.
    Les coquillages de plus grande taille permettaient de réaliser des trous de plus grande taille, mais la solidité des perforations devaient être maximale, le poids supporté étant plus important.



    Cas particulier des Dentalium : leur forme est plus ou moins arquée, très variable en fonction de l'espèce et de l'âge du coquillage. Le façonnage permet l'obtention de "perles tubulaires plus ou moins longues susceptibles d'être enfilées sur un lien" (Taborin, 1993). Le façonnage consiste principalement à raccourcir, par cassure ou sciage, l'extrémité inférieur, de préférence à l'autre extrémité car le conduit est plus large.  

       
    Collier de dentales.









    Modes d'attache.


    Les données archéologiques concernant les modes d'attache manquent, mais les traces d'usure permettent d'imaginer plusieurs possibilités.

    Y. Taborin estime que les coquillages pouvaient être "suspendus librement, fixés par une boucle ou un nœud, enfilés sur un lien tendu, ou cousus sur un support" (1993).




    L'analyse des traces d'usure des Semicassis saburon retrouvés par Chauvet au Placard a amené Taborin à conclure que ces Gastéropodes devaient être "suspendus à l'aide d'un lien épais (élargissement des orifices) noués autours du glabre (usure interne) et tiré vers le sommet par l'intérieur (état du trou à l'intérieur)" (Taborin, 1993).
      
       
       
    → Le fait que certains Lamellibranches soient de très grande taille est un handicap pour la parure corporelle. Ils étaient pourtant autant percés que les petits. Par ailleurs, Y. Taborin souligne que la forme concave des grandes coquilles en faisait sans doute des outils précieux (récipients, cuillères...) "assez précieux pour être conservés à l'abri, donc suspendus" (ibid.).
    Ainsi, l'usage de Lamellibranches devait varier selon leur taille : objet de parure pour les petits, outils pour les plus grands.



    → Lors des fouilles réalisées au Placard en 1876 par A. de Maret, de nombreux coquillages ont été découverts. Malheureusement, leur réelle provenance stratigraphique est en grande part incertaine.
    Cependant, un lot de Lamellibranches a été noté dans une couche solutréenne. "Il s'agit de Cardium edule non fossiles, de taille ordinaire, dont huit valves présentent une triple perforation à leur sommet. Ces trois orifices ont été volontairement disposés de façon symétrique, avec deux trous latéraux placés en biais par rapport à l'orifice central. [...] Ce mode d'attache est unique et difficile à interpréter. La valve est légère et se contente habituellement d'une seule perforation. Les traces d'usures observées indiquent qu'un lien a été passé entre les trous latéraux et le trou central" (Taborin, 2004).







    BILAN.

    Ainsi, bien que le choix possible de coquillages soit extrêmement vaste, certaines formes s'imposent et les coquillages choisis restent les mêmes tout au long du Paléolithique supérieur, ce qui sous-entend "un champ de valeurs symboliques déjà élaboré" (Taborin, 2004).

    "Les coquillages sont essentiellement des objets de parure et donc soumis aux normes culturelles qui régissent l'art de la parure corporelle. Destinée à être vue, la parure exprime un langage que chacun doit comprendre. Les coquillages ne sont pas choisis au hasard au cours des ramassages mais strictement sélectionnés, et le sens qui leur est attribué doit être traditionnel. Les associations d'espèces, les répartitions numériques, les montages avec d'autres éléments de parure enrichissent sans doute leur signification" (Taborin, 1993).




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    Message par Danelle le Mar 5 Avr - 22:19


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