~ QUELQUES PARCELLES DE PALÉOLITHIQUE ~

Le Solutréen : une culture de chasseurs paléolithiques du dernier maximum glaciaire, il y a 20 000 ans.


    Les Styles (d'après A. LEROI-GOURHAN).

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    Danelle
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    Les Styles (d'après A. LEROI-GOURHAN).

    Message par Danelle le Mar 13 Oct - 20:54

    LES STYLES (d'après A. LEROI-GOURHAN).






    André Leroi-Gourhan estime que la diversité des techniques à la disposition de l'artiste paléolithique n'a pas eu d'influence sur le style des œuvres : "dès le Solutréen, la maîtrise des différents procédés est assez poussée pour que la technique n'influence pas les caractères de style" (Leroi-Gourhan, 1992).



    L'étude :

    • des contours cervico-dorsaux,
    • de l'implantation des appendices céphaliques,
    • des éléments graphiques internes, comme le dessin de la croix scapulaire de certains chevaux,
    • l'observation détaillée des modes de perspective,

    a permis à Leroi-Gourhan de distinguer cinq styles, d'un stade 0 « préfiguratif » à un stade IV « évolué ».


    LES STYLES DE L'ART PALÉOLITHIQUE, d'après André LEROI-GOURHAN
    (in Lorblancher, 1990).



    ► Dans cette classification, l'art solutréen marque "sans rupture, le passage du style II au style III, qui atteint son apogée durant le Magdalénien ancien" (Leroi-Gourhan, 1983).

    Au cours de cette période, les figures animales acquièrent une qualité d'exécution déjà remarquable, les tracés sont conventionnés à un degré élevé" (ibid.) : tous les animaux, qu'il s'agisse de chevaux, de bisons ou de mammouths, présentent une ligne dorsale en S très prononcé, avec un avant train projeté vers l'avant, et les membres courts.

    Toutes ces caractéristiques sont résumées par l'expression d'A. Leroi-Gourhan : les « animaux bassets ».


    Chevaux à gros ventres, petites pattes, queue longue et crinières striées.
    a : Gabillou (d'après Gaussin, 1964) / b : Lascaux.




    ► Néanmoins, aujourd'hui, de nouvelles découvertes, comme celle de la grotte de Chauvet, datée d'environ 32 000 ans BP, ont remis en question cette succession ordonnée de stades laissant supposer un parallélisme étroit entre chronologie et style.

    Lorblancher (1999) affirme que "l'idée d'une progression continue dans le temps, du simple au compliqué, des dessins les plus rudimentaires aux peintures d'un réalisme presque photographique, est devenue caduque".


    Chevaux de la grotte de Chauvet.

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